Notre sélection de la semaine.



Le Pays Basque
Quelle autre région de France peut offrir, sur un territoire aux dimensions modestes, une palette aussi vaste, aussi diversifiée d’occasions de voir, d’entendre, de faire bouger ?
Aucune ne peut rivaliser avec le miracle d’une montagne flirtant avec l’océan, de ces gaves tumultueux finissant apaisés dans des rivières tranquilles, de ce patrimoine naturel unique et protégé, cadre somptueux pour d’autres patrimoines, culturel, bâti, humain.
Aucune autre ne peut aujourd’hui proposer cette alchimie unique entre l’homme vivant, travaillant ici, et son environnement. Car le miracle du Pays Basque est certainement là : une géographie extraordinaire, une histoire millénaire, pour un pays habité.

Des regards, comme une invitation à penser et découvrir que tout est possible en Pays Basque, un peu d’envie et de curiosité au départ, et la passion est garantie à l’arrivée. Une preuve : une des caractéristiques fortes de l’activité touristique ici, c’est la fidélité de celles et ceux qui choisissent cette destination, ils viennent et reviennent dans des proportions inconnues ailleurs.

Lorsque vous arrivez sur les bords de l’Adour, après avoir traversé la forêt landaise, vous découvrez une « mosaïque d’espaces » : plages, falaises déchiquetées, prairies verdoyantes, collines couvertes de landes à fougères, domaines de pâturages, forêts de hêtres ou résineux, montagnes pyrénéennes. Ceci est le cadre abritant l’un des plus vieux peuple d’Europe.

Physionomie
Le nord et le Sud, ainsi différencie-t-on le Pays Basque français et espagnol.

EUSKAL HERRIA : LE PAYS BASQUE

L’Adour au Nord, l’Ebre au Sud, le pic d’Anie à l’Est et l’Océan Atlantique à l’Ouest délimitent le Pays Basque ou Euskal Herria.

> Le cadre administratif
Le Pays Basque Nord ou « Iparralde » est le territoire qui comprend les provinces historiques du Labourd, de la Basse-Navarre et de la Soule dont les capitales respectives sont : Bayonne, Saint-Jean-Pied-de-Port et Mauléon. Il s’étend au sud de l’Adour, entre l’Océan Atlantique et le Béarn, jusqu’à la ligne de crêtes des Pyrénées. Il forme avec son voisin, le Béarn, le département des Pyrénées-Atlantiques. Pau, l’historique ville d’Henri IV en est la préfecture ; Bayonne et Oloron Sainte Marie les sous-préfectures. Les Pyrénées Atlantiques, les départements des Landes, du Lot-et-Garonne, de la Dordogne et de la Gironde forment la région Aquitaine avec Bordeaux comme capitale administrative. Le Pays Basque Sud ou « Egoalde » est le territoire qui comprend les provinces de Guipozcoa, de Biscaye, d’Alava et de Navarre. Leurs capitales respectives s’appellent St Sébastien, Bilbao, Vitoria et Pampelune. Aujourd’hui, les trois provinces occidentales, Guipozcoa, Biscaye, et Alava, sont les composantes d’Euskadi, et possèdent, à Vitoria un gouvernement et un parlement autonomes du régime de Madrid. La Navarre pour sa part, jouit d’une autonomie propre avec son parlement et son gouvernement à Pampelune.

> Le relief et le climat
La chaîne des Pyrénées, avec ses sommets variant de 500 à 2 500 m, divise le Pays Basque en deux versants. Le versant Est arrosé par l’Ebre et ses affluents, est surtout une grande plaine qui comprend la majeure partie de la Navarre et la province d’Alava. Avec ses étés secs et chauds, ses hivers froids et ses pluies relativement rares, il connaît un climat de type continental et méditerranéen. Le versant atlantique comprend les provinces de Guipozcoa et de Biscaye, une partie ouest de la Navarre et les provinces du nord (Soule, Basse-Navarre et Labourd). Le climat y est essentiellement de type océanique, avec des températures douces tout au long de l’année et des pluies régulières, parfois abondantes. C’est une région de moyennes montagnes et de vallées.

> Les activités économiques
Imposés par le relief autant que par le climat, on peut distinguer quatre grands secteurs géographiques d’activités économiques. Le premier de ces secteurs se situe sur le côté atlantique des Pyrénées. « Pays Basque vert », il couvre, avant tout, une large zone d’activité pastorale. L’élevage est souvent complété par la culture du maïs. Le second, le côté méditerranéen abrite, quant à lui, le « Pays Basque jaune ». Il est constitué de terres sèches et arides où s’étendent de vastes champs de blé, d’orge, mais aussi des vignes et des oliveraies. Le troisième, «Pays Basque noir», proches des zones portuaires et principalement dans la province de Biscaye est le berceau de l’activité industrielle. Le dernier, « Pays Basque bleu », est le littoral atlantique avec ses ports de pêche et ses plages de sable fin.

IPARRALDE : LE PAYS BASQUE NORD

> Le Labourd
L’océan a joué un rôle primordial dans l’évolution de cette province. Les vikings, en s’établissant sur la Côte Basque, laissèrent une partie de leur expérience de navigation qui fit la renommée des Basques par la suite. Commerçants, corsaires et pêcheurs de baleines étaient les protagonistes du front de mer alors que l’arrière pays était peuplé de cultivateurs. Le Labourd, dont la frontière emprunte une ligne, Bidache, Hasparren, Itxassou est l’endroit de la plus grande douceur des formes et des couleurs. L’expansion du tourisme, ayant pris jour avec Napoléon III, est aujourd’hui une des motivations des acteurs des villes comme Biarritz, Anglet, Saint-Jean-de-Luz ou Hendaye.

> La Basse-Navarre
De culture et de tradition pastorales, la Basse-Navarre est le plus étendu des territoires continentaux du Pays Basque Nord. Sa séparation avec la Navarre (espagnole) remonte au XVIème siècle, où les très dures guerres de religion provoquèrent une définitive fracture. Fixée au nord par un relief de collines verdoyantes, au sud par la montagne pyrénéenne, cette Basse-Navarre, garde ses racines et ses traditions rurales. L’activité agricole, il va sans dire, tient une place prépondérante en cette province, ouverte depuis plusieurs années au tourisme vert, avec un succès notoire. La qualité et l’authenticité de cette terre, n’y sont pas étrangères.

> La Soule
En son cœur Mauléon, la Soule pourrait donner l’impression de vivre un peu isolée et dans l’ombre de ses deux voisines françaises, beaucoup plus médiatisées. Il n’en est rien, et cette province qui partage sa frontière orientale avec le Béarn, est un peu le jardin secret du Pays Basque. La tuile cède le pas à l’ardoise, la montagne se fait plus haute, plus rude et plus présente. Les gorges d’Holzarté et de Kakoueta mondialement connues, en apportent la preuve. Les vestiges historiques y sont aussi nombreux, que dignes d’intérêts.

Un peu d’histoire
S’il reste difficile de trouver les origines précises des Basques, les différentes études menées par les chercheurs, permettent cependant de lever un coin de voile, sur l’histoire de ce peuple et de sa terre.

LA PREHISTOIRE

Dès le paléolithique inférieur (il y a plus de 80 000 années), le Pays Basque était habité, si l’on croit la présence des différents ustensiles découverts à Arrauntz ou à Biarritz. C’est de ces périodes reculées que datent les prémices de l’art pictural, de la musique et de la religion, ou plutôt des croyances mythologiques. De la période post-glacière et de la protohistoire (à partir de 9 000 ans avant notre ère), le Pays Basque conserve de très nombreux vestiges : dolmens, tumulus (monuments funéraires), grottes sépulcrales et de nombreux petits outils en bronze ou en cuivre.

L’ANTIQUITE

Avec l’invasion des Celtes, le fer fait son apparition, et avec lui une amélioration des rendements d’une agriculture jusque là embryonnaire. Mais les Basques vont résister et réaliser les « gaztelus ». Ces fortifications, encore visibles sur le Mont Ursuya, sont de cette période. De cette époque datent la plupart des cromlechs, monuments funéraires délimités par un cercle de pierres. Puis vers 200 avant Jésus-Christ, les Romains vont construire des routes, des villages de garnison (Immus-Pyrenaeus) et développer l’industrie (mines de cuivre de Banca). La création de la Novempopulanie (province des neuf peuples des Pyrénées à la Loire) entraînera la création de villes telles que Bayonne ou Sorde. L’installation des Romains dans les plaines de Navarre et d’Alava, puis dans le bassin de l’Adour, rejettera les populations autochtones vers les zones montagneuses.

LE MOYEN-AGE

A partir du Vème siècle, de nouvelles vagues d’invasions déferleront sur le Pays Basque. Les Wisigoths, puis les Francs et enfin les Musulmans. Des siècles de lutte s’ensuivent. Les Basques, qui s’étaient repliés dans la montagne, vont aider les Aquitains dans leur lutte contre les différentes invasions. En 778, ils possèdent une armée puissante et organisée qui infligera une cuisante déroute aux hommes de Charlemagne, à Roncevaux.

> Vasconie
Devenue Vasconie, la Novempopulanie sera finalement intégrée au royaume de Charlemagne. En 801 Sanche Loup prendra le titre de « Prince des Vascons », et sa Principauté s’étendra, selon les périodes, de Pampelune à la Garonne. En 1032, par manque de descendance, la Principauté éclate en vicomtés, essentiellement dominés par le Duc d’Aquitaine, vassal du Roi de France. En 1152, le Labourd devient possession anglaise, à la suite du mariage d’Aliénor avec Henri Plantagenêt. Bayonne est séparée du Labourd en 1215 et l’occupant impose à la ville une administration spécifique.

> Royaume de Navarre
Les vascons s’organisent et fondent le Royaume de Navarre. Il durera jusqu’au XVIème siècle. Mais dès le milieu du XIVème siècle, les rivalités nobiliaires et les épidémies de peste l’amoindriront jusqu’à son morcellement consécutif à la conquête militaire par la Castille en 1512.

LES TEMPS MODERNES

La poussée de la Réforme, la lutte pour le retour du Labourd et de la Soule au sein de la couronne de France entraînent de fréquentes mises à sac du Pays Basque. Après le couronnement, en 1589, d’Henri IV, Roi de France et de Navarre, la frontière entre la France et l’Espagne sera fixée. Il faudra cependant attendre 1659 pour que soit signé le Traité des Pyrénées, sur l’Ile des Faisans, à Hendaye. Ce même jour, Louis XIV acceptera d’épouser l’Infante Marie-Thérèse. Dès lors, grâce à cette alliance avec la maison d’Espagne et en abandonnant la Navarre méridionale, le Roi Soleil assurera le processus de pacification du Pays Basque. A la Révolution, Basques et Béarnais seront intégrés dans le département des Basses-Pyrénées, devenu Pyrénées Atlantiques, par la suite.

L’HISTOIRE CONTEMPORAINE

La fin du XVIIIème siècle et le début du XIXème vont voir s’effondrer puis disparaître les structures traditionnelles du Pays Basque. En Espagne, les guerres carlistes et le processus d’assimilation au régime central donneront naissance à l’idéologie nationaliste de Sabino Arana Goiri. Ce dernier créera le nom de la nation basque : « Euskadi », l’hymne basque : « Eusko gudariak » et le drapeau basque. Le PNV (Parti Nationaliste Basque) verra le jour en 1895.
En 1936, un Etat autonome, « Euskadi », sera formé face à Franco. 1937, sera l’année du bombardement de Guernica, ville symbolisant l’indépendance d’Euskadi. Franco prendra le pouvoir en 1939. Après la guerre, la répression de la culture basque, interdiction de la langue, des chants, des prénoms basques, sévira en Espagne. Plus tard, dans les années 50, le Vatican, les Etats-Unis et enfin l’ONU reconnaissent le gouvernement de Franco. Ce sera la naissance du mouvement indépendantiste ETA, Euskadi ta Askatasuna, (Pays Basque et Liberté). En 1979 ; Madrid octroie un statut d’autonomie à la Communauté d’Euskadi, dont le Président est élu tous les quatre ans. En France, des mouvements autonomistes émergeront dans les années 1960 – 1970. « Enbata » sera le plus important. Par la suite le groupe clandestin « Iparretarrak », partisan d’un Etat basque indépendant, organisera périodiquement des action violentes.

L’identite culturelle
« Euskal Herria » reste une entité qui se prolonge largement de l’autre côté des Pyrénées. Pour les Basques la fontière est étrangère aux modes de vie, aux traditions, à l’art, et surtout à la langue. Cette langue qui trouve ici un terrain de prédilection. Présente dans des écoles, dans la vie de tous les jours, elle marque les générations issues de cette terre. Et tous âges et toutes tendances confondus, il n’est guère de Basques du Nord ou du Sud qui voudraient sacrifier cet élément essentiel de leur patrimoine historique et culturel, sur l’autel de l’universalisation de la communication.

EUSKARA : LA LANGUE BASQUE

L’Euskara s’est diversifiée selon les provinces, mais seule langue pré-indo-européenne (avant les invasions des celtes, romains ou germains, il y a 2 000 ans avant notre ère), elle a conservé la spécificité de sa syntaxe et se son système phonique dans l’ensemble du territoire. Sa datation reste loin d’engendrer l’unanimité. Il est cependant intéressant de noter que la notion d’outil tranchant est, dans l’Euskara, indissociable du préfixe « aitz » (pierre), même depuis l’usage des métaux. L’uniformisation du Français et de l’Espagnol, l’exode des jeunes vers les agglomérations et les nouveaux systèmes de communication et d’information telle que la télévision, pouvaient laisser présager une lente atrophie de l’Euskara. Au contraire, la volonté de faire de l’Euskara une langue vivante et moderne, a entraîné la création de l’Académie de la Langue Basque, des « Ikastolak » (écoles en langue basque) et des moyens modernes de communication (télévisions, radios, journaux…).

> La littérature basque
Les contes populaires, légendes, chansons, proverbes et autres dictons constituent un fond de tradition orale inestimable, et ont été notés par écrit. Le XVIème siècle verra, en Pays Basque Nord, les débuts de la littérature écrite avec Bernard Detxepare et son « Linguae Vasconum Primitae », publié en 1545. Par la suite, un très grand nombre d’ouvrages en Euskara a été édité. Depuis une trentaine d’années l’Académie de la Langue Basque a mis en place une langue littéraire unifiée : « Euskara Batua ».

> Le théâtre et la pastorale
L’expression théâtrale basque a généré entre autres formes, les « mascarades », les « toberak » et autres farces charivariques ainsi que la pastorale, tradition encore vivante en Soule. Sans doute issue des « mystères » médiévaux, la pastorale met en scène les habitants d’un village au cours d’une représentation qui raconte la vie d’un personnage illustre, dans laquelle viennent s’imbriquer des personnifications de croyances mythiques.

AUTRES SYMBOLES DE L’IDENTITE BASQUE

Si la famille, le foyer, autour de la maison forment les deux piliers essentiels, de la société basque, la religion et les croyances ont marqué cette terre dans le sens fort du terme, depuis les périodes anciennes. S’ajoute une vie en collectivité comme trait fondamental, et la place du village devient le centre d’une vie culturelle intense. Des manifestations sont organisées tout le long de l’année. Elles font partie intégrante de ce patrimoine culturel.

> La maison
La maison « etxe », représentait la clef de voute du système social des Basques. Ainsi, le droit coutumier assurait la conservation et la transmission intégrale du patrimoine (grâce au droit d’aînesse), contribuant ainsi au maintien de l’équilibre entre les ressources d’un pays pauvre et une population croissante. La maison dans son ensemble (et non directement les individus) avait des droits qui lui étaient propres tels que l’usage des terres communales, la place à l’église ou l’espace dans le cimetière. Aujourd’hui encore, pour désigner les individus, les noms de maisons sont plus utilisés que les noms patronymiques.

> Le fronton
Au centre du village, non loin de la mairie et de l’église, se dresse le traditionnel fronton. Témoin privilégié, il est aussi un des acteurs des fêtes et de la vie de la communauté. Sa présence est intimement liée à l’importance des sports de balle dans les villages basques.

> L’église
Le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle a contribué au développement d’une architecture religieuses d’influence romane (églises de Bidarray, Saint-Jean-Pied-de-Port…) et gothique (cathédrales de Bayonne et Pampelune) au sein de laquelle l’art populaire basque s’exprimera. Ainsi, pour répondre à un besoin d’agrandissement, des galeries en bois seront édifiées, dès la XVIème siècle, à l’intérieur des églises du Pays Basque. Une autre spécificité de cet art s’exprime dans les superbes retables des édifices religieux comme à Saint-Jean-de-Luz, Ciboure, Itxassou ou Mendionde.

> Les stèles discoïdales
Ces stèles ornent encore certains cimetières. Quelques une datant des XVème et XVIème siècles, arborent les effigies des divinités protohistoriques (soleil, lune, étoiles, montagnes…). Antérieures à la romanisation, ces effigies se mêlent parfois aux symboles du Christianisme.

> La danse
Etroitement liée à la fête, aux cortèges profanes ou aux processions religieuses, elle est riche d’un important répertoire dans les danses mixtes ou les danses d’hommes. Parmi celles-ci, on retrouve les « sauts basques » (jauziak), chorégraphies originales où seuls les pieds entrent en action.

> La musique
La musique traditionnelle est indissociable de la danse et de la fête. Les instruments sont le plus généralement très anciens et d’une grande simplicité. Nous retrouvons la flûte de bois à trois trous, « txistu » ou « txirula » et le tambourin, « ttun-ttun » ou le « soinu ». Les mélodies populaires sont très rythmées et alertes.

> Le chant
On l’entend dans les auberges, les soirs de fête ou de foire. Le chant moderne a pris un grand essor, et développe le plus souvent des thèmes patriotiques et sociaux. Sous sa forme sacrée, il a pris une grande importance. Le moyen le plus simple d’entendre ces chants, se trouve à l’église, pour la messe.

> La pelote
Les Basques ont repris à leur compte, et fait évoluer l’ancestral jeu de paume. Le jeu direct du « rebot » et du « pasaka » (balle renvoyée par l’adversaire qui fait face) s’est peu à peu transformé en jeu indirect (balle renvoyée par un mur). Pour le spectateur Basque, les plus populaires de ces jeux se pratiquent à main nue, avec une balle enveloppée de cuir sur un fronton-mur à gauche, dans un trinquet ou en place libre. Aujourd’hui, grâce à la Fédération Française de Pelote Basque, le jeu de pelote est devenu une discipline codifiée, avec plus de vingt spécialités différentes. Elle se pratique également aux Etats-Unis, en Amérique du Sud, aux Philippines ou à Macao.

Les jeux de force. Les basques ont toujours considéré la force et le courage comme deux valeurs sociales. Quoi de plus normal, dès lors, que dans leurs moments de loisirs, les plus forts d’entre eux se lancent des défis, poussant à l’extrême ces qualités qui faisaient d’eux des travailleurs hors du commun ? Et ce sont ces mêmes qualités que l’on retrouve aujourd’hui lors des joutes de force basque, dans les jeux de bûcherons (aizkolariak), le tir à la corde (soka-tira) ou les levers de pierre et de bottes de paille.

Les activites de loisirs
Besoin de grande forme, de retrouver votre énergie, de réveiller votre vitalité… Vivre intensément chaque minute de vos vacances, profiter de tous les plaisirs, découverte ou bain de mer, sport ou détente. Le Pays Basque vous offre toutes les possibilités. A vous de choisir !

> Balade en mer
Comment, en effet, mieux découvrir le littoral qu’à partir des flots bleus, tout en perdant son regard sur la ligne d’horizon du grand large. Le calme, la détente quand la grande bleue se fait douce ; des émotions et des sensations lorsqu’elle se met à gronder ; cette promenade reste un des grands moments à vivre au cours des vacances. Et sous différentes facettes. Il y a certes la balade traditionnelle, en groupe, parfaitement adaptée au tourisme. Il peut y avoir aussi une virée avec un vieux loup de mer et son équipage en quête d’une bonne pêche et de nouvelles sensations.

> Golf
L’idylle entre le golf et les Pyrénées Atlantiques, est-elle encore à conter ? C’est au milieu du XIXème siècle que le premier « green » fit son apparition à Pau, plus exactement à Billère, soit à quelques drives de la cité d’Henri IV. Des officiers écossais des troupes d’occupation en France le créèrent en 1856. Du cœur du Béarn à la Côte Atlantique, il n’était qu’un pas à franchir et, rapidement on assista à l’aménagement des golfs de Biarritz, Anglet (Chiberta), Saint-Jean-de-Luz (Chantaco) ; Ciboure (La Nivelle), Hossegor… Ces dernières années, ce « parc » s’est considérablement agrandi sur la Côte Basque, en raison notamment, d’une certaine démocratisation de cette discipline qui requiert, outre un minimum d’équipement, une parfaite condition physique et, bien entendu, un entraînement quasi quotidien. Le golf n’est-il pas un détour obligé de champions comme les pilotes de Formule1 ?

> Pelote basque
La pelote basque est sport national en Pays Basque. Quoi de plus normal ! Chaque village possède un fronton ou un trinquet. La région toute entière résonne encore des exploits de joueurs à jamais immortalisés par la légende. Au total vingt disciplines différentes, pour un engouement toujours renouvelé. La prise de contact, peut s’effectuer de la manière la plus simple qui soit : un fronton, une petite balle noire et une « pala » et vous découvrirez les premières émotions de la pelote. Rares sont les villages du Pays Basque dont le fronton reste longtemps inoccupé. Le petit claquement sec de la pelote vous donnera peut-être des envies de défis...

> Plongée sous marine
Chacun de nous a rêvé, un jour ou l’autre, de pénétrer les secrets des mers et des océans. Les plus passionnés sont entrés dans le cercle des plongeurs pour y découvrir cet univers fascinant : les fonds marins, leur faune et leur flore. Touchée comme jamais par les pollutions en tous genres, la mer en appelle donc au plus grand respect de la part de ses visiteurs. Ces derniers doivent savoir, que la découverte du monde sous-marin impose une grande discipline du corps. La connaissance et la compréhension des lois physiques et physiologiques sont ainsi indispensables. Des notions à acquérir, des précautions à prendre sont les premiers prix à payer pour plonger sous les flots de la Côte Basque et y saisir sa part de rêve.

> Rafting
Activité récente en Europe, le rafting nous vient des Etat-Unis et consiste à descendre des rivières (à l’origine, le Colorado) dans des radeaux gonflables conduits à la pagaie ou à l’aviron. Ces embarcations transportent plusieurs personnes (de 5 à 10). L’intérêt de ce mode de navigation est la possibilité d’accéder d’emblée à l’eau vive sans formation préalable, si le raft est conduit par un spécialiste et si quelques consignes de sécurité et de navigation sont respectées. Les dimensions très larges de l’embarcation et sa relative souplesse rendent le raft très stable. Vous découvrirez dans cette pratique collective, sans aucun danger, les émotions du choc avec les vagues et les rochers sur les Nive et autres rivières du Pays Basque.

> Randonnée
Les candidats aux sports de montagne sont chaque année de plus en plus nombreux. Et cette partie atlantique des Pyrénées offre aux randonneurs un échantillonnage de possibilités pour le moins conséquent, de la Rhune au plateau d’Iraty, en passant par le Col de Roncevaux avec une éventuelle ouverture sur les cimes béarnaises.
« Randonner c’est se mettre en vacances de l’existence. C’est exister en dehors des vacances » écrivait un grand randonneur devant l’éternel. Mais comme toute aventure, la marche en montagne nécessite un minimum d’information, de préparation pour toucher au rêve, pas au cauchemar. Les organismes en conseil sont nombreux pour vous permettre de dévorer à grandes enjambées les sommets du Pays Basque.

> Surf
Le « surf-riding », appellation d’origine, devenue en raccourci surf, rime invariablement avec Hawaï, le célèbre archipel du pacifique. A juste titre ; la « planche » y puise ses origines dans la nuit des temps, et au cœur des plus belles vagues océanes. Au début du siècle, la côte californienne se met à en pincer pour le surf. Départ d’un tour du monde pour cette discipline sportive dorénavant très ancrée sur toute la Côte Basque et le sud des Landes. Les plus grands spécialistes mondiaux croisent chaque année le fer avec les rouleaux des plages basco-landaises. Le surf, pratique pourtant très exigeante, fait de plus en plus d’adeptes, « accrocs » du « take-off », « bottom-turn », « roller-coaster », figures de bases, virages… Pour les moins téméraires, les dérivés du surf type « morey-boogie » offrent un premier essai, au travail de la vague.

> Thalassothérapie
Vastes et somptueux, les bains de la Grèce antique ainsi que les thermes romains s’ouvraient sur de nombreuses salles de gymnase, de bibliothèques ou même de restaurants. Les Anciens associaient les bienfaits des eaux aux plaisirs du corps et de l’esprit, pour parvenir à un réel épanouissement. Aujourd’hui, en bord de mer un nouveau concept de loisirs de la forme fait renaître cette sagesse et cet art de vivre raffiné. Chacun peut adjoindre à l’efficacité d’une cure en eau de mer chaude les plaisirs de multiples activités et réaliser ainsi l’équilibre idéal entre exercices physiques et détente de l’esprit. Il ne s’agit pas seulement de retrouver la forme, il s’agit d’apprendre à la garder. Platon ne disait-il pas : « L’eau de mer lave les maux de l’Homme » ?

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